Dubrovnick & Montenegro
Réveil au camping municipal de Mlini qui, d'après sa brochure a connu ses heures de gloire...le passé est le bienvenu dans ces lieux qui n'ont pas changé depuis les années 70.
Les sanitaires sont presque d'époque, kitch. Nous mettons Isséo à l'ombre et partons dés huit heures prendre un bus qui s'arrete à l'entrée et nous mène en centre ville. Plus de problème de stationnement a gérer. Nous entrons dans les murs imposants de la ville forteresse restaurée depuis la guerre de 1995 avant le flot des touristes, faisons l'ouverture des magasins et sommes les premiers visiteurs avant les touristes débarqués, entre autres de deux énormes paquebots. Si nous avons été sevré de la langue francaise durant nos précédentes excursions, là nous retrouvons sa musique.
Lors des visites nous visitons des expositions sur le pilonage de la ville à la fin du siècle dernier par les serbes et monténégrins et pouvons constater à l'extérieur l'ampleur de la reconstruction menée à bien en moins de quinze ans. Le centre du bourg est conforme au plan d'une ville fortifiée méridionale si l'on y ajoute la pente, le centre étant constitué d'une cuvette cernée de murs batis sur des élévations de terrain. Les rues si l'on excepte la principale trés large, ont des largeurs qui enmpèchent la pénétration du soleil. Nous passons toute la matinée à visiter les monuments et musées retraçant l'histoire passionnante de cette cité jonglant entre Venise et la Turquie et se construisant sa place au soleil. A midi nous ne résistons pas à un magnifique plat de poissons frais pris en terrasse, un régal. La chaleur de l'aprés midi a raison de notre énergie, après un dernier musée, dans une foule de plus en plus dense, nous reprenons le bus vers notre camp.
Des rencontres sur la route, dans les camps, sur les bacs nous ont parlé en termes flatteurs d'un "fjord" au montenegro à une cinquantaine de kilomètres, nous décidons de nous y rendre en profitant de la climatisation à bord d'Isséo. Nous demandons notre compte au camp à une hotesse qui aurait bien besoin d'un stage de communication commerciale, et , aprés quelques palabres liées au dépassement de l'horaire, nous payons notre séjour et quittons Mlini avec l'intention de passer la nuit au Montenegro.
L'accueil de douaniers est aussi agréable que celui de l'hotesse, encore que ces derniers soient plus accommodants avec les camping caristes qu'avec leurs anciens collègues yougoslaves. Enfin nos passeports ont eu droit à leur tampon, et nous à passer dans un pays relativement moins accueillant pour les touristes que son voisin. Le fjord de Kotor est impressionant, la rudesse de la roche, le manque de végétation et la pente des parois ne laissent pas indifférents. Au bout des vingt kilomètres du fjord se cache la ville de Kotor où nous retrouvons, parfaitement irréaliste, un paquebot identique à ceux qui mouillaien devant Dubrovnick. Plus haut que les immeubles de la ville ce mastodonte est installé en centre ville, dénaturant l'environnement. Le flot de touristes dégurgités nous décourage d'une visite pédestre de la cité et nous encourage à prendre le chemin du retour, les autokamps et autres structures d'accueil des campeurs n'étant pas flores.
Donc retour, non sans faire le plein à 1,20€ le litre de gazole, vers un autokamp croate.
Nouveau passage en douane, là sans un regard des douaniers qui auscultent les VL mais que nous n'interessons pas. La recherche d'un point de chute se termine à mlini en face le camp précédent dans une structure permettant l'accueil d'une dizaine d'installations maximum, tenue par une dame fort cordiale.
La chaleur ambiante incite à manger dehors, et , alors que nous partagions notre repas une jeune fille francaise qui était en train de monter sa tente à proximité vient à notre rencontre pour trouver un marteau. De fil en aiguille nous apprenons que celle ci est hotesse de l'air à Dubai et qu'elle profite d'une semaine de congés pour venir faire de la planche à voile en Croatie. Nous évoquons ses voyages en Australie, au Chili, en Argentine, aux Etats unis...bref sa vie de saisonnière et les à cotes correspondants.Son objectif est une plage réputée pour la planche sur la presqu'ile de Peljesac, lieu que nous désirons joindre le lendemain pour passer sur l'Ile de Miljet dont le tiers est parc naturel. Nous lui proposons un bout de route ensemble et rejoignons Morphée.
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