mercredi 26 juin 2013

22 juin

Miljet :
Au petit matin départ vers l'ile de miljet avec une passagère, Marina qui à l'age de Thomas et la stature d'Estelle et le meme gout pour les voyages. Nous avons l'impression de voyager avec un de nos petits, qui, bien sur sont au centre des conversations. Nous arrivons à Ston à 10h pour voir le Ferry partir alors que nous devons laisser notre monture au camping voisin de l'embarcadère.
Nous déchargeons les vélos pour aller à l'embarcadère récupérer des infos touristiques sur l'ile car le camp n'as rien...et ne sait rien...Il y a du boulot à faire auprès des professionels du tourisme.
Nous voilà donc partis Marina et moi vers le bureau de la compagnie de Ferries.
En arrivant dvat la porte, Marina perd l'équilibre et laisse chuter le vélo sur une voiture à l'arret, marquant la carosserie de cette dernière d'un impact difficile à masquer.
Le choc a alerté le propriétaire du véhicule, un bosniaque pas trés enclin à la franche rigolade. L'incompréhension linguitique en sus, la situation semblait inextricable jusqu'àl'arrivée du gendre de notre conducteur qui lui parlait anglais et nous a expliqué la problèmatique des anciens yougoslaves entre eux, dans laquelle l'amitié entre les peuples n'est pas la première des considérations. Marina demandait la mise en oeuvre d'un constat amiable, ce qui n'existe pas en Bosnie. Il faut donc demander l'intervention de la police, qui n'est pas gratuite...et que doit payer le ressortissant. Donc ce dernier demandait un dédomagement amiable, ce que notre amie ne voulait pas engager pour garder entier son capital vacances... Aprés une heure de discussion, l'affaire se conclut par un dédomagement de 100 euros, montant du malus supporté par Marina en cas de déclaration amiable.
Aprés un passage rapide au camping pour poser les vélos, manger une petite croute, nous voila partis sur le bac pour Miljet. Sur place nous louons une punto décapotable pour découvrir l'ile. Cette dernière est plus protégée des vents d'ouest et danc sa végétation et bien plus luxuriente, le faible nombre de voitures et de touristes enfont un havre de paix et de quiétude. Nous visitons évidemment la grotte d'Ulysse siège de l'épisode des cyclopes, pour laquelle notre petite punto est devenue un peu 4X4.
Bref une aprés midi bien remplie et joyeuse.
Retour au camp par le dernier bac, diner et conversation sous les étoiles... bonne soirée

21 juin

Dubrovnick & Montenegro

Réveil au camping municipal de Mlini qui, d'après sa brochure a connu ses heures de gloire...le passé est le bienvenu dans ces lieux qui n'ont pas changé depuis les années 70.
Les sanitaires sont presque d'époque, kitch. Nous mettons Isséo à l'ombre et partons dés huit heures prendre un bus qui s'arrete à l'entrée et nous mène en centre ville. Plus de problème de stationnement a gérer. Nous entrons dans les murs imposants de la ville forteresse restaurée depuis la guerre de 1995 avant le flot des touristes, faisons l'ouverture des magasins et sommes les premiers visiteurs avant les touristes débarqués, entre autres de deux énormes paquebots. Si nous avons été sevré de la langue francaise durant nos précédentes excursions, là nous retrouvons sa musique.
Lors des visites nous visitons des expositions sur le pilonage de la ville à la fin du siècle dernier par les serbes et monténégrins et pouvons constater à l'extérieur l'ampleur de la reconstruction menée à bien en moins de quinze ans. Le centre du bourg est conforme au plan d'une ville fortifiée méridionale si l'on y ajoute la pente, le centre étant constitué d'une cuvette cernée de murs batis sur des élévations de terrain. Les rues si l'on excepte la principale trés large, ont des largeurs qui enmpèchent la pénétration du soleil. Nous passons toute la matinée à visiter les monuments et musées retraçant l'histoire passionnante de cette cité jonglant entre Venise et la Turquie et se construisant sa place au soleil. A midi nous ne résistons pas à un magnifique plat de poissons frais pris en terrasse, un régal. La chaleur de l'aprés midi a raison de notre énergie, après un dernier musée, dans une foule de plus en plus dense, nous reprenons le bus vers notre camp.
Des rencontres sur la route, dans les camps, sur les bacs nous ont parlé en termes flatteurs d'un "fjord" au montenegro à une cinquantaine de kilomètres, nous décidons de nous y rendre en profitant de la climatisation à bord d'Isséo. Nous demandons notre compte au camp à une hotesse qui aurait bien besoin d'un stage de communication commerciale, et , aprés quelques palabres liées au dépassement de l'horaire, nous payons notre séjour et quittons Mlini avec l'intention de passer la nuit au Montenegro.
L'accueil de douaniers est aussi agréable que celui de l'hotesse, encore que ces derniers soient plus accommodants avec les camping caristes qu'avec leurs anciens collègues yougoslaves. Enfin nos passeports ont eu droit à leur tampon, et nous à passer dans un pays relativement moins accueillant pour les touristes que son voisin. Le fjord de Kotor est impressionant, la rudesse de la roche, le manque de végétation et la pente des parois ne laissent pas indifférents. Au bout des vingt kilomètres du  fjord se cache la ville de Kotor où nous retrouvons, parfaitement irréaliste, un paquebot identique à ceux qui mouillaien devant Dubrovnick. Plus haut que les immeubles de la ville ce mastodonte est installé en centre ville, dénaturant l'environnement. Le flot de touristes dégurgités nous décourage d'une visite pédestre de la cité et nous encourage à prendre le chemin du retour, les autokamps et autres structures d'accueil des campeurs n'étant pas flores.
Donc retour, non sans faire le plein à 1,20€ le litre de gazole, vers un autokamp croate.
Nouveau passage en douane, là sans un regard des douaniers qui auscultent les VL mais que nous n'interessons pas. La recherche d'un point de chute se termine à mlini en face le camp précédent dans une structure permettant l'accueil d'une dizaine d'installations maximum, tenue par une dame fort cordiale.
La chaleur ambiante incite à manger dehors, et , alors que nous partagions notre repas une jeune fille francaise qui était en train de monter sa tente à proximité vient à notre rencontre pour trouver un marteau. De fil en aiguille nous apprenons que celle ci est hotesse de l'air à Dubai et qu'elle profite d'une semaine de congés pour venir faire de la planche à voile en Croatie. Nous évoquons ses voyages en Australie, au Chili, en Argentine, aux Etats unis...bref sa vie de saisonnière et les à cotes correspondants.Son objectif est une plage réputée pour la planche sur la presqu'ile de Peljesac, lieu que nous désirons joindre le lendemain pour passer sur l'Ile de Miljet dont le tiers est parc naturel. Nous lui proposons un bout de route ensemble et rejoignons Morphée.

mardi 25 juin 2013

20 juin

Hvar & Retour sur le continent

De bon matin nous plions le camp et partons vers l'ouest visiter la ville capitale de l'Ile.
Un col, un tunnel, puis une descente sur la cote sud de l'Ile. Toujours aussi méditéranéen en terme de paysage mais semble t'il un peu moins échancré. La différence tient à l'horizon qui ici n'est pas barré par une autre grande ile mais par de petits ilots.
La ville est comme ses consoeurs logée au fond d'une baie, plus large que celle de svarigrad. Par contre au niveau de la foule, nous sommes servis. Le lieu est manifestement "le spot" de l'ile. Il faut reconnaitre que les petites rues, la grand place, les batiments anciens bien conservés sont agréables à visiter. Par contre les restaurants savent profiter de leur position d'exclusivité et les tarifs s'en ressentent.
La chaleur se fait de plus en plus lourde et nous décidons de profiter de la clim d'Isséo en prenant la route vers le continent, c'est à dire en retraversant toute l'ile par la seule route. Un petit panneau jaune à mi course semble indiquer une voie sans issue de 10h à 16h mais nous suivons un local qui continue. Au bout d'une dizaine de kilomètres une barrière en travers de la voie dans le bas d'une crique à coté d'un parking. L'ouvrier nous indique que nous ne pourrons pas passer avant 2 heures, nous prenons donc la décision de passer un peu de temps au bord de l'eau. Nous garons notre "camper" à coté d'un de ses confrères du Var. Ces Francais qui sont en virée pour trois mois et demi avec leurs trois enfants se sont fait piéger comme nous. Nous nous installons sur la plage et arrivent quatre jeunes Francais qui, présentations  faites sont des étudiants tourangeaux venu passer une semaine sur Hvar. Ils ont loué deux scooters et voulaient découvrir une crique un peu plus loin... Un des scooters perd son rétroviseur, la réparation nous permet de passer un peu de temps.
Enfin à 16 h, lacher des véhicules, la route et le parking s'étant encombré sérieusement pendant les deux heures de notre arret forcé de véhicules désirant retourner sur le continent.
Nous prenons place dans la file non sans mal, la route étant étroite les automobilistes n'étaient pas trés enclins à avoir un camping car devant eux. Enfin le convoi s'engage sur une voie refaite à neuf sur plus de dix kilomètres et les moyennes s'en ressentent.
Le trajet retour s'effectue prés de deux fois plus rapidement que l'aller. A l'arrivée à l'embarcadère chacun compte les véhicules et imagine la probabilité ou non d'embarquer. Après une heure d'attente à l'arrivée du bac, les commentaires vont bon train sur le bord de la file. Enfin nous embarquons et nous retrouvons nos compatriotes camping caristes varois sur le pont, entourés d'allemands et d'ex yougoslaves.
Nous reprenons donc la direction du sud jusqu'a Dubrovnick que nous dépassons pour trouver un camping repéré sur notre guide pour avoir une liaison bus vers la ville.
Entre temps nous avons fait quelques kilomètres en territoire Bosniaque et avons traversé le magnifique delta de la Neretva, organisé en site de production fruitière impressionnant.
Arrivée au camp à la nuit repas rapide et dodo crevés.

19 juin

Camp.

Ce matin, vu la chaleur de la veille nous décidons de prendre du temps à l'ombre.
  Bon, avant, je m'offre un petit décrassage en vélo vers un bourg du bord de mer accessible par une piste. Celle ci s'avère moins tranquille et beaucoup plus accidentée.
Au bout du chemin, le spectacle est là mais pas l'appareil photo que j'ai laissé au camp.
Donc pas d'image de ce paradis isolé et bati à flanc de crique : bonjour les mollets des habitants !
Je retourne au camp bien allégé de quelques litres de sueur et prends une douche bienfaisante avant d'aller avec Nicole se baigner.
Repas et sieste sur les fauteuils qui ne s'avèrent a l'usage pas très confortable pour piquer un somme, je vais trouver un artifice pour prendre les anciens ou acheter de petits hamacs dont beaucoup de campeurs sont dotés.
L'après midi nous retrouvons nos retraités EDF pour un pot qui pour nous est un pot de départ, nous avons décidé de partir demain pour rejoindre le continent après un passage à Hvar, ville capitale de l'ile située à une trentaine de kilomètres mais difficilement accessible en vélo vu la topographie des lieux. Ballade au coucher du soleil dont on ne se passe pas et dodo.

14 juin



Les lacs de Plitvice



Après une nuit agréable à 1000m d'altitude, un réveil dans un air vivifiant, nous voilà parti dés l'aube ( à 9.00h tout de même) vers les lacs et cascades, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.
Dés l'arrivée l'organisation surprend par les moyens déployés (petits trains, bacs électriques pour traverser les lacs) et le personnel à l'avenant.
Il faut reconnaitre que gérer la quantité de touristes présents, et nous sommes hors saison, sur le site sans qu'il n'y ait d'embouteillage relève de la gageure, mais ça marche.





Nous découvrons donc cet enchevêtrement de lacs de différents niveaux depuis des passerelles en bois évitant de se tremper les pieds car l'eau envahit tout. Cette eau transparente est canalisée naturellement par du tavertin et ruisselle en cascade d'un lac à l'autre, ce qui donne des spectacles de chutes d'eau superbes. La pureté des eaux permet d'observer les mœurs des poissons en nombre dans chacun des lacs. Encore une pensée pour notre grand pécheur devant l'éternel, mais ici ce sport est interdit.





Six heures de marche, une centaine de photos à trier plus tard, nous réintégrons notre maison sur roue pour descendre vers le sud. Suivant les conseils de Jean Pierre nous restons au centre du pays jusqu'à la hauteur de Sibenik.
Les plateaux traversés, cernés de montagne, offrent une diversité étonante de paysages nous passons d'immenses lacs, a de forets, puis des causses semblables au Larzac, puis au Quercy. Nous découvrons alors un autre pays, plus rude, plus pauvre que les zones cotières trés touristiques, nous ne croisons pratiquement plus que des véhicules croates, ici le touriste est moins attendu ! Nous découvons aussi que les postes à essence peuvent etre moins nombreux que dans le fin fond de l'Aveyron, la densité de population étant encore plus faible. Le gazole est quelques centimes moins cher qu'en France et ce ne sont pas les supermarchés qui le proposent. D'ailleurs des supermarchés nous n'en avons pas vu beaucoup à part Lidl, dans toute les ville de plus de deux mille habitants et une chaine de supérette locale.
La seule ville un peu importante que nous avons traversée se nomme Knin et se découvre comme Millau par le haut et en suivant une route en lacet du plus bel effet.
Ce soir nous dormons dans un autokamp au bord du parc national de Krka, une quinzaine de kilomètres au dessus de Sibenik.

lundi 24 juin 2013

18 juin

Hvar et Starigrad :

Grand départ en vélo pour la deuxième ville de l'Ile, située à une dizaine de kilomètres du camp. Nous partons par la route rejoindre une piste cyclable aperçue lors de notre arrivée. La sortie du camp est toujours aussi redoutable pour les mollets mais la suite est assez aisée : la piste qui est en fait un chemin de char suit les courbes de niveau. Par contre la faible hauteur de la végétation ne crée pas trop d'ombre et le soleil commence à se montrer mordant . Nous découvrons après une demi heure de trajet entre les ornières, quelques camionnettes, voitures ou autres motoculteurs attelés à la mode Saint Amandoise, une superbe descente goudronnée sur une petite ville bâtie autour d'un port.

Le marché au bout du port grouille de monde, les différentes langues se côtoient dans une atmosphère très méditerranéenne. Nicole fait le plein de fruits, nous trouvons à nous équiper d'un équipement indispensable au bord de mer en Croatie comme dans les torrents aveyronnais : les chaussures d'eau.

 

Ayant fait le plein du nécessaire, nous partons à la recherche d'un point d'accès internet que nous trouvons à la terrasse d'un café. Pause café donc et l'occasion de vérifier que le ciel n'est pas tombé sur le monde que nous avons délaissé pour quelques jours. Les mails s'entassent dans les boites surchargées de pub, il va falloir envisager la création d'une boite d'urgence pour limiter le temps de consultation....Une mise à jour des éléments préparés du blog et nous voilà prêts à affronter la remontée vers le camp sous un soleil de fin de matinée de plus en plus cuisant. 

Au retour nous nous apercevons que nous pouvons rejoindre assez facilement le petit chemin qui évite la dernière bosse et qui est de surcroit à l'ombre.
Retour à la maison pour une après midi et une soirée de farniente. Nous rencontrons des retraités français qui connaissaient Saint Affrique, car issus d'EDF... et partageons un petit apéro autour de la vie de nos enfants ...Le soir ballade coucher de soleil puis dodo.


mardi 18 juin 2013

17 juin

Hvar en vélo:

Aprés un début de séjour sur les chapeaux de roues, nous ressentons le besoin de nous reposer et donc nous poser quelques jours. Opération mise en route des vélos avec réglage des freins, pressions des pneus...départ au matin vers le village de Vrboska.
L'ile a une particularité, étant haute et pas large, il s'avère très difficile de se déplacer sans l'aide du petit plateau, nous attaquons donc par une cote, suivie d'une belle descente sur le village. Sur le port une carte des pistes cyclables nous montre qu'il est possible de longer la mer pour faire le même trajet à plat...un bon point pour envisager le retour.
Nous visitons le village et, le long du littoral, la petite route qui dessert les petits pavillons à louer. Retour vers le village et son église avec son campanile très italien.



Venise a été trés présente sur le secteur, son influence marque réellement l'architecture de l'ile.
Retour au camp en fin de matinée, au début des grosses chaleurs, suivie d'un bain de mer.
Nous avions pris les palmes et masque tuba et les baignades tournent à l'observation des poissons qui foisonnent dans les rochers qui constituent la "plage". Des échelles de piscine permettent d'accéder au sec sans mettre les pieds sur les oursins nombreux dans le secteur, et donc d'éviter la pince à épiler...
@ plouf...

16 juin

Split et Hvar :

A 6.30 la vie commence et comme le matin la chaleur est supportable, nous voilà en préparation pour Split et le Palais de Dioclétien. Arrivée sur place à 8.30 après avoir fait le plein de nourriture au supermarché (ouvert dès 7h).



Nous garons Isséo à coté de l'embarcadère, le long des voies de chemin de fer, l'expérience montre qu'il est souvent possible de trouver un parking à tarif abordable près d'un port en Croatie. Le palais est tout à coté, forcément près de la mer et date du IV ième siècle. Les fondations et sous sols sont en bon état mais la surface est envahie de marchands de toute sorte, a tel point que les prises de vue sans coca, pepsi et autre limonadier s'avère relever de l'exploit.


 Ce palais constitue le point d'appel de la ville, hors les bateaux, donc les marchands de bimbeloterie & fanfreluches sont légion le long des murs et à l'intérieur de la cité. Au lot d'Asiatiques lève-tôt habituel, se joint peu a peu la cohorte des européens débarquant par bus entiers au fur et a mesure que l'heure s'avance.

Avec le nombre de touristes croissant notre pression intérieure suit la même progression, donc au bout de deux heures nous prenons la route vers le sud et l'embarquement pour Hvar qui nous a été décrite comme la plus belle des iles Croates.







Nous passons le bac à Drvenick pour traverser toute l'ile le long de La Route.





Comparées a cette voie les routes de montagne corses sont des autoroutes. Ajoutez au tableau que le bitume servant à l'amélioration de ladite route arrive par le même bac sur des porteurs à quatre trains de 18 tonnes, voire sur des semis de 35 tonnes qui , y a pas de raison, suivent aller et retour la même route et vous comprendrez que nous avons mis deux heures à faire 40  km, et je passe sur l'état des bas cotés et les interjections de la passagère au vu du trou. Enfin à 10km de l'extrémité Ouest de l'ile les routes s'élargissent et la population devient visible.
Il faut reconnaitre que le maquis traversé dégageait une odeur puissante et fort agréable, que les paysages mêlant route de montagne et bord de mers découpés sont a couper le souffle tout comme certains croisements de véhicules. Nous avons enfin trouvé un camp au fond d'une crique et demain nous continuons en vélo- en espérant trouver un hot spot utilisable.

15 Juin

Retour en  bord de mer.


 Après une nuit dans notre premier Autokamp, comprenez aire de camping car payante sans organisation des places et avec des services minimum, nous retournons voir l'Adriatique, mais en Dalmatie... non je ne la ferais pas, il ne sont pas tous blancs avec des taches noires les petits dalmatiens, parce qu'ils sont dalmates ici.




La cote est superbe, nous descendons sur Sibenick visiter la cathédrale St Jacques dont l'extérieur est presque aussi remarquable que l'intérieur.
Une excursion au château qui domine la cité pour essayer de voir le paysage, mais il faut payer pour faire une photo.





Le redéploiement de l'économie Croate vers le tourisme avance à grandes enjambées... Nous payons notre parking, bien situé plein centre ; pour les campings cars tarif unique à la journée quelque soit le temps passé, soit dix heures de stationnement d'une voiture... C'est la journée ras le bol de se faire tondre - de là l'expression "une coupe au bol" (sic : lol pour les jeunes). Nous partons vers le sud, heureusement que la cote est superbe, les petites criques rocheuses se succèdent, nous déjeunons au bord de l'eau par 27° la réconciliation avec le pays est en marche.


Arrivés à Trogir nous allons directement au camping repéré sur le guide et a 2 km de la cité médiévale.
Malgré les conseils du gardien du camp qui voudrait nous voir emprunter une navette maritime payante car la route "is very dangerous ", alors qu'avant nous il avait dit le contraire à deux hollandais venus lui louer des bicyclettes, (entre temps il avait vu nos montures à l'arrière du CCar), nous partons en vélo voir cette ville superbement conservée, mélange d'influences vénitienne et dalmate. Nous passons une après midi agréable dans les petites rues ombragées de la ville, a visiter les magasins pour certain(e) et à déambuler tout simplement. Les terrasses des restaurants débordent de monde, le touristes déjeunent, ou dinent, enfin mangent à tout moment, le service est ouvert de midi à 21 h voire 23 h.
Nous avons une pensée émue pour les serveurs.

A 19 h nous rentrons au camp non sans chercher un restau de poisson, mais là nous prenons conscience que nous sommes vraiment sur la côte d'azur Croate, les prix sont indexés...Donc repas après apéro sous l’auvent face à la mer bleue turquoise mais un peu frisottante. Le couchant illumine la cote, la vie est belle. Nous entamons une conversation avec nos voisins, Anglais vivant leur retraite en Espagne et se baladant en camping car en sus, ils remontent mi juillet faire un petit bonjour à la famille au Pays de Galles.
 Çà y est il est 21.30 le soleil est couché jusqu’à 5h demain matin. On est dans le même fuseau horaire mais sérieusement à l'Est donc la vie se décale d'autant, et dés 6.00 h la vie reprend. Donc au lit de bonne heure.

mercredi 12 juin 2013

12 Juin

PREMANTURA:
Journée de découverte, sur les conseils de notre hote, de la presqu'ile de Premantura, tout au bout de l'Istrie, en vélo.
Cette presqu'ile trés découpée est protégée de toute agression immobilière jusqu'à présent. L'accès en est réglementé et le vélo comme la marche à pied y sont favorisés.
Nous partons sur une sorte de chemin des douaniers qui suit toute la cote. Les criques de sable, rares, et de pierres se succèdent dans un environnement qui rappelle le maquis.
Celle ci est de sable...
 De temps en temps une paillote intégrée dans le paysage propose ses services. Quelques criques plus importantes servent de mouillage pour des bateaux plus ou moins imposants. Aprés deux heures de ballade, nous profitons d'une plage déserte pour nous tremper et sécher sur les plaques de pierre. "Elle est pas belle la vie ?" pour paraphraser certain est la phrase qui nous vient au lèvres. Une demi heure plus tard nous reprenons le chemin, un passage par le point culminant de la baie d'où l'on aperçoit Cres, Zeca et Unije les iles voisines. Au large les pétroliers, porte containers et autres navires de commerce remontent vers Trieste, entourés de voiliers de toutes tailles. La mer est d'une transparence qui fait regretter l'oubli dans la soute du masque et du tuba.
Retour au camp en début d'après midi pour un repas suivi d'un entretien avec notre hote, qui a parcouru le pays dans tous les sens, pour caler au mieux la suite de la découverte des paysages et villes Croates.
En fin d'après midi une ballade pédestre nous fait dire que nous avons bien fait de suivre les conseils de notre hote en prenant le temps de découvrir cette presqu'ile et le Kranski Kamp.

Le camp depuis la plage 

Vue depuis le camping car

Juste au pied du CCar, pensée émue pour AC
Demain au programme un restaurant de poisson typique pour midi et la route vers les lacs de Plitvice le soir.
A bientot

mardi 11 juin 2013

11 juin

Pula et Medulin

Ce matin le temps n'a pas tenu ses promesses. D'habitude après un orage carabiné comme celui qui nous a accompagné au coucher, nous avions grand beau. Donc grand beau au réveil mais pas plus d'une heure, le projet de baignade tombe à l'eau...Nous plions donc aprés une heure de balade à pied autour du camp en bord de mer et effectuons les vidanges et remplissages habituels avant de quitter le camp en fin de matinée pour le sud. Notre objectif l'Amphitéatre de Pula, vestige du premier siècle relativement bien conservé de 23 000 places, excusez du peu.
Le voyage se déroule dans un paysage vert, avec quelques vignobles, des petites forets qui ressemblent à notre Aveyron du nord, et des vues sur la mer et les iles superbes. A mi chemin, un fjord.    
Nous arrivons sur Pula, ville antique mais bien conservée. Aprés une visite écourtée par notre copine de tous les soirs, la pluie, nous décidons de chercher un hébergement a la pointe de l'Istrie. 



La Cave des arènes ...superbe collection d'amphores

Le couloir d'accès à la piste "Ave caesar...."
Nous tombons par hasard sur un camp géré par un Français qui nous propose une magnifique place avec balcon sur plage. 
Je réussis à envoyer quelques mails avec Internet rétabli, mettre à jour le blog d'hier avant  que le système replante. Il parait que c'est national sur un de deux opérateurs. Je réessayerai ce soir. Avec des photos.
Bonne soirée

10 juin


POREC:

Ce matin réveil sous un chaud soleil après une nuit agrémentée par un orage impressionnant. Le ciel est bleu et incite au farniente, nous rendons visite à la mer et prenons rapidement la décision de prolonger de 24 heures notre séjour dans le camp.
La matinée se déroulera autour de la visite du camp (3 000 personnes environ sur 26 ha) puis d'un bain de mer sur une plage en pierre qui se termine net. Nous disposons donc d'échelles de piscine pour sortir. Nous sommes à 5 km de Porec, accessible par des sentiers le long de la mer. Nous partons donc en vélo vers la basilique réputée de cette ville. Nous découvrons alors une station balnéaire batie autour d'une vieille ville méditéranéenne avec pas mal de touristes.Nous croisons meme des Français ce qui nous change des Allemands, Autrichiens et autres Hollandais, sans oublier les voisins Italiens présents dans le camping. La basilique offre des mosaiques superbe datant des débuts de la chrétienté dans la région. La mise en valeur du patrimoine est particulièrement réussie.
Entre temps j'ai trouvé le temps de trier et formater pour le blog quelques photos et je vais mettre tout ça en ligne ce soir avant d'aller voir le travail des animateurs en soirée.
Demain matin on profite des services du camp et on bouge l'après midi vers Pula.
A bientot.



lundi 10 juin 2013

9 juin


Vers la Croatie:
Première nuit en camping donc : Une soirée arrosée, une nuit aussi, entre deux couples de cyclos de notre age, allemands, équipés comme certains de nos enfants, avec des vélos dont l'aspect faisait imaginer un poids certain...
Réveil sous une couche de nuage
Bien contents le matin que la pluie cesse sous un ciel couvert, les cyclistes en profitent pour faire sécher leur matériel, pour nous conseil de camp. La météo prévue sur Internet pour le Nord de l'Italie est pourrie pour la semaine, en revanche en Croatie cela semble meilleur, donc préparation pour un mouvement de 500 km. Tomtom nous annonce 5 h par autoroutes et 10 h par la route et la pluie recommence... ambiance.
Décision on file au plus vite sachant que le dimanche il ne devrait pas y avoir trop de poids lourds.
Trieste un dimanche

Le temps se lève au fur et a mesure que nous approchons de Venise. Sortie à Trieste pour voir la ville et éviter d'entrer en Slovénie par l'autoroute. Superbe baie, des voitures arretées de tous les cotés sur le front de mer, le soleil et un port impressionnant. La circulation en ville s'avère très facile et nous continuons sur le front de mer vers la frontière Slovène, la route se rétrécit et bientot, bouchon au poste frontière. En fait au lieu du poste il y a une station et le carburant est moins cher qu'en Italie, donc....nous faisons le plein.
La traversée de la Slovénie dure une dizaine de kilomètres, avec, sur la file d'en face, un énorme bouchon, les Italiens rentrent de Croatie.
Frontière Croate avec des douaniers des deux cotés, les cicatrices ne sont pas complètement refermées.
Route vers Porec, sans trop de soucis sauf...la pluie qui nous accueille.
Ici pas d'aire de Camping Car, donc recherche d'un camping, le premier est un quatre étoiles à 25€ la nuit, on se laisse convaincre et, crevés, dodo.

samedi 8 juin 2013

8 juin


Vers les grands lacs:

Réveil sur notre promontoire à 1300 m au dessus d'Aoste. Le soleil nous sourit, le paysage est superbe et les voisins ne sont pas légion, meme pas centurie, ni décurie, nous sommes seuls.


L'aire de service est tout prés, nous en profitons donc pour vider nos eaux. Départ à 9.00h vers les  lacs.
Dans la vallée nous découvrons un fort tourné vers la France et que nous n'avions pas vu en montant, superbe Forteresse de Bard, magnifiquement conservée. L'architecture est bien différente de celle de Vauban qui nous est si habituelle, on retrouve un peu l'effacement des avants postes de Salses.
Nous quittons le Val d'Aoste pour traverser d'Ivrea à Biella, les routes de montagne sont toujours proches des routes Aveyronnaises, les a pics en plus.
A Biella, tentative pour stationner en ville qui se révele infructueuse, dans une circulation dense dont le val d'Aoste nous avait déshabitués. Nous poursuivons donc vers le Lac Majeur et Verbania, le spectacle depuis la cabine est toujours aussi grandiose, par contre le temps se gate, l'orage gronde sans éclater tout au long de la route, gènant la prise de vue, sur le lac d'Orta tout d'abord puis sur le lac Majeur.
Nous avons aussi droit à une course cycliste, alors que nous étions arretés au bord de la route, dans une descente. Un peloton qui passe au ras des rétroviseurs cela vaut son pesant d'adrénaline.
Arrivée sur Verbania en meme temps que la pluie, donc repos dans un camping le premier depuis le départ le bien nommé, "La Quiete" nous sommes en front de lac et en profitons pour remettre à plat tout le matériel.
Je comptais sur cette étape pour mettre un certain nombre de photos en ligne via un accès Wi-fi mais les prix proposés sont exorbitants, nous continuerons donc en volume mini via le forfait de Nicole, les cartes SIM Italiennes étant affublées d'un droit d'accès de 30 euros avant le premier forfait, le calcul est vite fait.
Donc les photos seront pour un autre jour.
A bientot.

7 Juin


Aoste & Co

Réveil sous un ciel immaculé entourés de sommets enneigés superbes. Devant nous un torrent dévale alimenté par des cascades qui font presque autant de bruit.
 Un sentier monte vers le glacier, nous décidons de monter au plus prés en vélo. Au bout de quelques kilomètres une coulée de boue nous arrete, impressionnant et pas si rassurant que ça. Nous descendons visiter le village où les panneaux sont en Italien et en Français, avec des croix occitanes en prime. 
Nous apprendrons à l'office de tourisme que le pays d'Aoste dispose d'un statut particulier instituant les deux langues comme officielles. Cela facilite notre apprentissage des quelques mots de l'orientation nécessaires.


 Départ vers Aoste par une descente dans la vallée via Pont Saint Martin.
La route est encore coupée par une coulée de boue, il n'y as pas que dans l'hexagone que le mauvais temps à sévi cet hiver.
Déambulatoire souterrain autour du Forum Romain
Aoste se révèle riche en monuments romains certains superbement restaurés, nous en faisons le tour avant de monter à Pisa pour dormir sur le balcon des Alpes. Nous trouvons un magnifique parking complètement vide avec en face Le Cervin, le Grand Combin, les Grandes Jorasses et le Mont Blanc accompagné du Mont Maudit.

Bonne nuit.

jeudi 6 juin 2013

jeudi 6 juin


Passage des Alpes

Le soleil sur les sommets enneigés le matin a toujours quelque chose de magnifique. Nos voisins  d'outre Rhin ont sorti leurs toutous pour la petite promenade du matin : deux copies d' Olka qui s'en donnent à coeur joie sur le plateau. Nous prenons la route vers Briancon sous un soleil magnifique qui nous permet d'apprécier les sommets encore enneigés tout autour. Après avoir fait les pleins nous escaladons le denier col et plongeons vers l'Italie. Descente impressionnante sur la vallée, le versant italien ne donne pas dans le détail, en quelques kilomètres nous sommes revenus a quelques petites centaines de mètres d'altitude, à la sortie du tunnel du Fréjus dans une vallée juste assez large pour la route, l'autoroute et la voie ferrée !
Sur notre droite, dominant la plaine de plusieurs centaines de mètres une abbaye impressionnante que nous décidons, suivant en cela les préconisations de notre guide, d'aller visiter. Nous nous engageons sur une route qui s'avère de plus en plus étroite et à flanc de paroi. En face, des voitures de carabinieri, par petits groupes; devant, des cyclistes qui s'adonnent à leur passion ( parce que là il faut aimer se faire mal !), dans l'habitacle plus un mot... Après cinq ou six kilomètres et un bon quart d'heure de montée nous arrivons au pied du monastère "Sacra di San Michele" .
Celui ci domine la vallée de Turin mais les brumes de chaleur ne nous permettent pas de profiter à fond du paysage.
Au moment de la descente surprise, la route que nous avons emprunté pour monter est interdite au plus de deux mètres de large ! Et nous avons croisé au moins trente voitures de caravilieri sans etre interpellés...Demi tour donc pour un retour par un itinéraire plus large jusqu'à Turin.
L'arrivée sur cette métropole immense et industrielle ainsi que la traversée jusqu'à l'aire prévue pour la nuit ne nous incitent pas à visiter les lieux plus avant, nous décidons de continuer l'itinéraire prévu vers Gressonney. Rien à dire sur la plaine traversée jusqu'à Ivrea où le paysage prend un peu de relief à l'entrée dans la vallée. Arrivé à Pont Saint Martin, surprise, les noms des magasins, les indications routières sont en Francais ! comme dans une partie de la vallée dans laquelle nous nous engageons par une montée assez impressionnante dans une vallée étroite surveillée par des villages perchés accrochés aux parois . Sur plus de trente kilomètres nous nous demandons si nous ne sommes pas au bout tant les versants sont proches. Le GPS en perd son signal régulièrement, ce qui n'est pas pour rassurer le copilote. Enfin s'ouvre une vallée assez large et abritant une station de montagne, but de notre visite. Nous nous dirigeons vers l'aire des camping car référencée et, surprise, elle est recouverte par un immense chapiteau en vue de la grande "oktoberfest" qui se déroule le week end prochain : Stationnement des Camping cars interdit sur la place. Qu'a cela ne tienne nous cherchons un lieu plus accueillant, et nous découvrons que tous les parcs de stationnement du coin sont pourvus du meme panneau interdisant l'accès aux Camping Cars. Nous dégotons un camping mais celui ci est manifestement plus une entreprise de location de caravanes fixes qu'un lieu d'accueil pour touristes itinérants . De plus il est vingt et une heure et il n'y a personne sur les lieux. Quelque kilomètres plus loin, a Grassoney nous découvrons enfin un parking non doté du fameux panneau nous incitant à passer notre chemin, donc stop sur un immense parking désert sous une pluie battante, mais bien au chaud et au sec. A demain.

mercredi 5 juin 2013

Mercredi 5 juin


Réveil aux aurores, manque d'habitude, ça ira mieux demain, nous saluons Serge qui part travailler et Myriam qui va "magasiner" avant de prendre la route vers les Baux de Provence voir les "Carrières de lumière", bof !



Cap au Nord Est, traversée de Saint Remy toujours en travaux un an après...Nous prenons les chemins de traverse, passons près du Colorado Provençal et remontons la Durance par les crètes, paysages superbe et moyenne horaire à l'avenant. Retour à l'itinéraire normal (a base de RN ou assimilées) à Sisteron avec un arret pour admirer les drapés rocheux que l'on ne voit pas depuis l'autoroute.
Nous laissons la route de Gap pour rejoindre le lac de serre ponçon avec la traversée à Savines qui a été le théatre de belles vacances et de  premières expériences en VTT, séquence souvenirs...
Enfin nous arrivons à Fort Dauphin. Cette forteresse de Vauban m'as toujours intrigué et je m'étais promis d'y monter un jour. C'est chose faite ce soir, nous dormirons devant le fortin en compagnie de deux ou trois "collègues", mais auparavant nous visitons la forteresse quasi déserte en fin de journée. Monument de Vauban plutot de petite taille par rapport aux villes fortifiées inscrites comme elle au patrimoine mondial. Les falaises autour sont superbes et nous avons droit à une superbe cascade devant les fenetres de la chambre.
A demain..