Dés l'arrivée l'organisation surprend par les moyens déployés (petits trains, bacs électriques pour traverser les lacs) et le personnel à l'avenant.
Il faut reconnaitre que gérer la quantité de touristes présents, et nous sommes hors saison, sur le site sans qu'il n'y ait d'embouteillage relève de la gageure, mais ça marche.
Nous découvrons donc cet enchevêtrement de lacs de différents niveaux depuis des passerelles en bois évitant de se tremper les pieds car l'eau envahit tout. Cette eau transparente est canalisée naturellement par du tavertin et ruisselle en cascade d'un lac à l'autre, ce qui donne des spectacles de chutes d'eau superbes. La pureté des eaux permet d'observer les mœurs des poissons en nombre dans chacun des lacs. Encore une pensée pour notre grand pécheur devant l'éternel, mais ici ce sport est interdit.
Six heures de marche, une centaine de photos à trier plus tard, nous réintégrons notre maison sur roue pour descendre vers le sud. Suivant les conseils de Jean Pierre nous restons au centre du pays jusqu'à la hauteur de Sibenik.
Les plateaux traversés, cernés de montagne, offrent une diversité étonante de paysages nous passons d'immenses lacs, a de forets, puis des causses semblables au Larzac, puis au Quercy. Nous découvrons alors un autre pays, plus rude, plus pauvre que les zones cotières trés touristiques, nous ne croisons pratiquement plus que des véhicules croates, ici le touriste est moins attendu ! Nous découvons aussi que les postes à essence peuvent etre moins nombreux que dans le fin fond de l'Aveyron, la densité de population étant encore plus faible. Le gazole est quelques centimes moins cher qu'en France et ce ne sont pas les supermarchés qui le proposent. D'ailleurs des supermarchés nous n'en avons pas vu beaucoup à part Lidl, dans toute les ville de plus de deux mille habitants et une chaine de supérette locale.
La seule ville un peu importante que nous avons traversée se nomme Knin et se découvre comme Millau par le haut et en suivant une route en lacet du plus bel effet.
Ce soir nous dormons dans un autokamp au bord du parc national de Krka, une quinzaine de kilomètres au dessus de Sibenik.
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