mercredi 26 juin 2013

22 juin

Miljet :
Au petit matin départ vers l'ile de miljet avec une passagère, Marina qui à l'age de Thomas et la stature d'Estelle et le meme gout pour les voyages. Nous avons l'impression de voyager avec un de nos petits, qui, bien sur sont au centre des conversations. Nous arrivons à Ston à 10h pour voir le Ferry partir alors que nous devons laisser notre monture au camping voisin de l'embarcadère.
Nous déchargeons les vélos pour aller à l'embarcadère récupérer des infos touristiques sur l'ile car le camp n'as rien...et ne sait rien...Il y a du boulot à faire auprès des professionels du tourisme.
Nous voilà donc partis Marina et moi vers le bureau de la compagnie de Ferries.
En arrivant dvat la porte, Marina perd l'équilibre et laisse chuter le vélo sur une voiture à l'arret, marquant la carosserie de cette dernière d'un impact difficile à masquer.
Le choc a alerté le propriétaire du véhicule, un bosniaque pas trés enclin à la franche rigolade. L'incompréhension linguitique en sus, la situation semblait inextricable jusqu'àl'arrivée du gendre de notre conducteur qui lui parlait anglais et nous a expliqué la problèmatique des anciens yougoslaves entre eux, dans laquelle l'amitié entre les peuples n'est pas la première des considérations. Marina demandait la mise en oeuvre d'un constat amiable, ce qui n'existe pas en Bosnie. Il faut donc demander l'intervention de la police, qui n'est pas gratuite...et que doit payer le ressortissant. Donc ce dernier demandait un dédomagement amiable, ce que notre amie ne voulait pas engager pour garder entier son capital vacances... Aprés une heure de discussion, l'affaire se conclut par un dédomagement de 100 euros, montant du malus supporté par Marina en cas de déclaration amiable.
Aprés un passage rapide au camping pour poser les vélos, manger une petite croute, nous voila partis sur le bac pour Miljet. Sur place nous louons une punto décapotable pour découvrir l'ile. Cette dernière est plus protégée des vents d'ouest et danc sa végétation et bien plus luxuriente, le faible nombre de voitures et de touristes enfont un havre de paix et de quiétude. Nous visitons évidemment la grotte d'Ulysse siège de l'épisode des cyclopes, pour laquelle notre petite punto est devenue un peu 4X4.
Bref une aprés midi bien remplie et joyeuse.
Retour au camp par le dernier bac, diner et conversation sous les étoiles... bonne soirée

21 juin

Dubrovnick & Montenegro

Réveil au camping municipal de Mlini qui, d'après sa brochure a connu ses heures de gloire...le passé est le bienvenu dans ces lieux qui n'ont pas changé depuis les années 70.
Les sanitaires sont presque d'époque, kitch. Nous mettons Isséo à l'ombre et partons dés huit heures prendre un bus qui s'arrete à l'entrée et nous mène en centre ville. Plus de problème de stationnement a gérer. Nous entrons dans les murs imposants de la ville forteresse restaurée depuis la guerre de 1995 avant le flot des touristes, faisons l'ouverture des magasins et sommes les premiers visiteurs avant les touristes débarqués, entre autres de deux énormes paquebots. Si nous avons été sevré de la langue francaise durant nos précédentes excursions, là nous retrouvons sa musique.
Lors des visites nous visitons des expositions sur le pilonage de la ville à la fin du siècle dernier par les serbes et monténégrins et pouvons constater à l'extérieur l'ampleur de la reconstruction menée à bien en moins de quinze ans. Le centre du bourg est conforme au plan d'une ville fortifiée méridionale si l'on y ajoute la pente, le centre étant constitué d'une cuvette cernée de murs batis sur des élévations de terrain. Les rues si l'on excepte la principale trés large, ont des largeurs qui enmpèchent la pénétration du soleil. Nous passons toute la matinée à visiter les monuments et musées retraçant l'histoire passionnante de cette cité jonglant entre Venise et la Turquie et se construisant sa place au soleil. A midi nous ne résistons pas à un magnifique plat de poissons frais pris en terrasse, un régal. La chaleur de l'aprés midi a raison de notre énergie, après un dernier musée, dans une foule de plus en plus dense, nous reprenons le bus vers notre camp.
Des rencontres sur la route, dans les camps, sur les bacs nous ont parlé en termes flatteurs d'un "fjord" au montenegro à une cinquantaine de kilomètres, nous décidons de nous y rendre en profitant de la climatisation à bord d'Isséo. Nous demandons notre compte au camp à une hotesse qui aurait bien besoin d'un stage de communication commerciale, et , aprés quelques palabres liées au dépassement de l'horaire, nous payons notre séjour et quittons Mlini avec l'intention de passer la nuit au Montenegro.
L'accueil de douaniers est aussi agréable que celui de l'hotesse, encore que ces derniers soient plus accommodants avec les camping caristes qu'avec leurs anciens collègues yougoslaves. Enfin nos passeports ont eu droit à leur tampon, et nous à passer dans un pays relativement moins accueillant pour les touristes que son voisin. Le fjord de Kotor est impressionant, la rudesse de la roche, le manque de végétation et la pente des parois ne laissent pas indifférents. Au bout des vingt kilomètres du  fjord se cache la ville de Kotor où nous retrouvons, parfaitement irréaliste, un paquebot identique à ceux qui mouillaien devant Dubrovnick. Plus haut que les immeubles de la ville ce mastodonte est installé en centre ville, dénaturant l'environnement. Le flot de touristes dégurgités nous décourage d'une visite pédestre de la cité et nous encourage à prendre le chemin du retour, les autokamps et autres structures d'accueil des campeurs n'étant pas flores.
Donc retour, non sans faire le plein à 1,20€ le litre de gazole, vers un autokamp croate.
Nouveau passage en douane, là sans un regard des douaniers qui auscultent les VL mais que nous n'interessons pas. La recherche d'un point de chute se termine à mlini en face le camp précédent dans une structure permettant l'accueil d'une dizaine d'installations maximum, tenue par une dame fort cordiale.
La chaleur ambiante incite à manger dehors, et , alors que nous partagions notre repas une jeune fille francaise qui était en train de monter sa tente à proximité vient à notre rencontre pour trouver un marteau. De fil en aiguille nous apprenons que celle ci est hotesse de l'air à Dubai et qu'elle profite d'une semaine de congés pour venir faire de la planche à voile en Croatie. Nous évoquons ses voyages en Australie, au Chili, en Argentine, aux Etats unis...bref sa vie de saisonnière et les à cotes correspondants.Son objectif est une plage réputée pour la planche sur la presqu'ile de Peljesac, lieu que nous désirons joindre le lendemain pour passer sur l'Ile de Miljet dont le tiers est parc naturel. Nous lui proposons un bout de route ensemble et rejoignons Morphée.

mardi 25 juin 2013

20 juin

Hvar & Retour sur le continent

De bon matin nous plions le camp et partons vers l'ouest visiter la ville capitale de l'Ile.
Un col, un tunnel, puis une descente sur la cote sud de l'Ile. Toujours aussi méditéranéen en terme de paysage mais semble t'il un peu moins échancré. La différence tient à l'horizon qui ici n'est pas barré par une autre grande ile mais par de petits ilots.
La ville est comme ses consoeurs logée au fond d'une baie, plus large que celle de svarigrad. Par contre au niveau de la foule, nous sommes servis. Le lieu est manifestement "le spot" de l'ile. Il faut reconnaitre que les petites rues, la grand place, les batiments anciens bien conservés sont agréables à visiter. Par contre les restaurants savent profiter de leur position d'exclusivité et les tarifs s'en ressentent.
La chaleur se fait de plus en plus lourde et nous décidons de profiter de la clim d'Isséo en prenant la route vers le continent, c'est à dire en retraversant toute l'ile par la seule route. Un petit panneau jaune à mi course semble indiquer une voie sans issue de 10h à 16h mais nous suivons un local qui continue. Au bout d'une dizaine de kilomètres une barrière en travers de la voie dans le bas d'une crique à coté d'un parking. L'ouvrier nous indique que nous ne pourrons pas passer avant 2 heures, nous prenons donc la décision de passer un peu de temps au bord de l'eau. Nous garons notre "camper" à coté d'un de ses confrères du Var. Ces Francais qui sont en virée pour trois mois et demi avec leurs trois enfants se sont fait piéger comme nous. Nous nous installons sur la plage et arrivent quatre jeunes Francais qui, présentations  faites sont des étudiants tourangeaux venu passer une semaine sur Hvar. Ils ont loué deux scooters et voulaient découvrir une crique un peu plus loin... Un des scooters perd son rétroviseur, la réparation nous permet de passer un peu de temps.
Enfin à 16 h, lacher des véhicules, la route et le parking s'étant encombré sérieusement pendant les deux heures de notre arret forcé de véhicules désirant retourner sur le continent.
Nous prenons place dans la file non sans mal, la route étant étroite les automobilistes n'étaient pas trés enclins à avoir un camping car devant eux. Enfin le convoi s'engage sur une voie refaite à neuf sur plus de dix kilomètres et les moyennes s'en ressentent.
Le trajet retour s'effectue prés de deux fois plus rapidement que l'aller. A l'arrivée à l'embarcadère chacun compte les véhicules et imagine la probabilité ou non d'embarquer. Après une heure d'attente à l'arrivée du bac, les commentaires vont bon train sur le bord de la file. Enfin nous embarquons et nous retrouvons nos compatriotes camping caristes varois sur le pont, entourés d'allemands et d'ex yougoslaves.
Nous reprenons donc la direction du sud jusqu'a Dubrovnick que nous dépassons pour trouver un camping repéré sur notre guide pour avoir une liaison bus vers la ville.
Entre temps nous avons fait quelques kilomètres en territoire Bosniaque et avons traversé le magnifique delta de la Neretva, organisé en site de production fruitière impressionnant.
Arrivée au camp à la nuit repas rapide et dodo crevés.

19 juin

Camp.

Ce matin, vu la chaleur de la veille nous décidons de prendre du temps à l'ombre.
  Bon, avant, je m'offre un petit décrassage en vélo vers un bourg du bord de mer accessible par une piste. Celle ci s'avère moins tranquille et beaucoup plus accidentée.
Au bout du chemin, le spectacle est là mais pas l'appareil photo que j'ai laissé au camp.
Donc pas d'image de ce paradis isolé et bati à flanc de crique : bonjour les mollets des habitants !
Je retourne au camp bien allégé de quelques litres de sueur et prends une douche bienfaisante avant d'aller avec Nicole se baigner.
Repas et sieste sur les fauteuils qui ne s'avèrent a l'usage pas très confortable pour piquer un somme, je vais trouver un artifice pour prendre les anciens ou acheter de petits hamacs dont beaucoup de campeurs sont dotés.
L'après midi nous retrouvons nos retraités EDF pour un pot qui pour nous est un pot de départ, nous avons décidé de partir demain pour rejoindre le continent après un passage à Hvar, ville capitale de l'ile située à une trentaine de kilomètres mais difficilement accessible en vélo vu la topographie des lieux. Ballade au coucher du soleil dont on ne se passe pas et dodo.

14 juin



Les lacs de Plitvice



Après une nuit agréable à 1000m d'altitude, un réveil dans un air vivifiant, nous voilà parti dés l'aube ( à 9.00h tout de même) vers les lacs et cascades, inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979.
Dés l'arrivée l'organisation surprend par les moyens déployés (petits trains, bacs électriques pour traverser les lacs) et le personnel à l'avenant.
Il faut reconnaitre que gérer la quantité de touristes présents, et nous sommes hors saison, sur le site sans qu'il n'y ait d'embouteillage relève de la gageure, mais ça marche.





Nous découvrons donc cet enchevêtrement de lacs de différents niveaux depuis des passerelles en bois évitant de se tremper les pieds car l'eau envahit tout. Cette eau transparente est canalisée naturellement par du tavertin et ruisselle en cascade d'un lac à l'autre, ce qui donne des spectacles de chutes d'eau superbes. La pureté des eaux permet d'observer les mœurs des poissons en nombre dans chacun des lacs. Encore une pensée pour notre grand pécheur devant l'éternel, mais ici ce sport est interdit.





Six heures de marche, une centaine de photos à trier plus tard, nous réintégrons notre maison sur roue pour descendre vers le sud. Suivant les conseils de Jean Pierre nous restons au centre du pays jusqu'à la hauteur de Sibenik.
Les plateaux traversés, cernés de montagne, offrent une diversité étonante de paysages nous passons d'immenses lacs, a de forets, puis des causses semblables au Larzac, puis au Quercy. Nous découvrons alors un autre pays, plus rude, plus pauvre que les zones cotières trés touristiques, nous ne croisons pratiquement plus que des véhicules croates, ici le touriste est moins attendu ! Nous découvons aussi que les postes à essence peuvent etre moins nombreux que dans le fin fond de l'Aveyron, la densité de population étant encore plus faible. Le gazole est quelques centimes moins cher qu'en France et ce ne sont pas les supermarchés qui le proposent. D'ailleurs des supermarchés nous n'en avons pas vu beaucoup à part Lidl, dans toute les ville de plus de deux mille habitants et une chaine de supérette locale.
La seule ville un peu importante que nous avons traversée se nomme Knin et se découvre comme Millau par le haut et en suivant une route en lacet du plus bel effet.
Ce soir nous dormons dans un autokamp au bord du parc national de Krka, une quinzaine de kilomètres au dessus de Sibenik.

lundi 24 juin 2013

18 juin

Hvar et Starigrad :

Grand départ en vélo pour la deuxième ville de l'Ile, située à une dizaine de kilomètres du camp. Nous partons par la route rejoindre une piste cyclable aperçue lors de notre arrivée. La sortie du camp est toujours aussi redoutable pour les mollets mais la suite est assez aisée : la piste qui est en fait un chemin de char suit les courbes de niveau. Par contre la faible hauteur de la végétation ne crée pas trop d'ombre et le soleil commence à se montrer mordant . Nous découvrons après une demi heure de trajet entre les ornières, quelques camionnettes, voitures ou autres motoculteurs attelés à la mode Saint Amandoise, une superbe descente goudronnée sur une petite ville bâtie autour d'un port.

Le marché au bout du port grouille de monde, les différentes langues se côtoient dans une atmosphère très méditerranéenne. Nicole fait le plein de fruits, nous trouvons à nous équiper d'un équipement indispensable au bord de mer en Croatie comme dans les torrents aveyronnais : les chaussures d'eau.

 

Ayant fait le plein du nécessaire, nous partons à la recherche d'un point d'accès internet que nous trouvons à la terrasse d'un café. Pause café donc et l'occasion de vérifier que le ciel n'est pas tombé sur le monde que nous avons délaissé pour quelques jours. Les mails s'entassent dans les boites surchargées de pub, il va falloir envisager la création d'une boite d'urgence pour limiter le temps de consultation....Une mise à jour des éléments préparés du blog et nous voilà prêts à affronter la remontée vers le camp sous un soleil de fin de matinée de plus en plus cuisant. 

Au retour nous nous apercevons que nous pouvons rejoindre assez facilement le petit chemin qui évite la dernière bosse et qui est de surcroit à l'ombre.
Retour à la maison pour une après midi et une soirée de farniente. Nous rencontrons des retraités français qui connaissaient Saint Affrique, car issus d'EDF... et partageons un petit apéro autour de la vie de nos enfants ...Le soir ballade coucher de soleil puis dodo.


mardi 18 juin 2013

17 juin

Hvar en vélo:

Aprés un début de séjour sur les chapeaux de roues, nous ressentons le besoin de nous reposer et donc nous poser quelques jours. Opération mise en route des vélos avec réglage des freins, pressions des pneus...départ au matin vers le village de Vrboska.
L'ile a une particularité, étant haute et pas large, il s'avère très difficile de se déplacer sans l'aide du petit plateau, nous attaquons donc par une cote, suivie d'une belle descente sur le village. Sur le port une carte des pistes cyclables nous montre qu'il est possible de longer la mer pour faire le même trajet à plat...un bon point pour envisager le retour.
Nous visitons le village et, le long du littoral, la petite route qui dessert les petits pavillons à louer. Retour vers le village et son église avec son campanile très italien.



Venise a été trés présente sur le secteur, son influence marque réellement l'architecture de l'ile.
Retour au camp en fin de matinée, au début des grosses chaleurs, suivie d'un bain de mer.
Nous avions pris les palmes et masque tuba et les baignades tournent à l'observation des poissons qui foisonnent dans les rochers qui constituent la "plage". Des échelles de piscine permettent d'accéder au sec sans mettre les pieds sur les oursins nombreux dans le secteur, et donc d'éviter la pince à épiler...
@ plouf...